Vocabulaire du halage et de la traction

La richesse du vocabulaire utilisé dans le cadre du halage et de la traction nous permet de dresser une liste (non exhaustive) de termes utilisés dans le passé et de nos jours.

Tous | A B C D E F G H L M N P R S T V Y
Il y a actuellement 130 définitions dans ce répertoire
A

A-blanc
à l’origine du terme, se dit des chevaux de halage lorsqu’ils se déplacent sans tirer de bateau. L’expression s’est perpétuée pour les remorqueurs, les machines à vapeur, les tracteurs de halage et routiers.

Ablot
désigne un double palan, muni de poulies en bois, équipé d’un crochet, fixé en haut et au pied du mât, permettant de manœuvrer le tirage ou la voile de sémaque. « Blot » désigne aussi la pièce de bois de chêne sur laquelle le marinier casse son petit bois pour allumer son feu ( = plot )

Abourris
dans un train de bateaux halés, c’est le nom donné au premier bateau du train, le bateau de tête.

Abraleston
piquet en bois équipé d’un anneau servant à attacher les chevaux sur le chemin de halage.

Abreuvoir
En rivière, c’est une pente menant à l’eau, qui permettait aux chevaux de halage d’aller boire. Ces abreuvoirs qui subsistent facilitent la mise à l’eau des barques des pêcheurs, et les bateaux des plaisanciers.

Abrossiau
sur le haut-Rhône, nom donné à une perche équipée d’une fourche, fixée verticalement sur le côté à l’avant du bateau, pour surélever le tirage ( origine arbrisseau ? )

Accoupler
placer bord-à-bord deux bateaux, dans le cadre d’une opération de remorquage ou de poussage.

Aller en sous-pente
se dit de deux ou trois bateaux halés en canal, pour la même courbe de chevaux de halage, les uns derrière les autres ( on peut dire qu’il s’agit d’un petit convoi, un petite rame )

Amaner
tirer un cordage à la main.

Amato
(ou Amento) barre franche sur les bateaux tractionnés.

Aminteau
(ou Amintot, Amintiot) barre franche sur les bateaux tractionnés.

Arbouvier
nom donné sur la Saône et le Rhône au mât de halage, situé au tiers avant du bateau. ( origine arbre ? )

Arcoissière
câble spécialisé, sur la Saône, pour solidariser les bollards de deux péniches remorquées en calaume, c’est-à-dire l’une derrière l’autre.

Ardennais
type de bateau halé en bois disparu, du Canal des Ardennes ;38,50 x 5,00 m, portant 200 tonnes à l’enfoncement de 1,10m.

Argentat
type de bateau halé en bois disparu, de la Dordogne, construit à Argentat ( Corrèze) ; 15,00 x 3,50 m, portant 20 tonnes à l’enfoncement de 0,55m

Aussière
cordage, amarre ou remorque

Avant-traque
cordage supplémentaire fixé au mât de halage destiné à doubler le tirage lorsque celui-ci est soumis à un gros effort temporaire. A ne pas confondre avec le verdon. Désigne aussi le câble destiné à haubaner le grand mât, pour éviter qu’il ne plie par forte traction. ( La patarasse est aussi un outil avec lequel on ouvre les coutures de la bordaille d’un bateau en bois, pour y introduire l’étoupe )

Avaterre
(ou a water) du côté du halage, par opposition à bord d’hors, bordor, du côté opposé au halage.

B

Bâche
type de bateau halé en bois disparu, des Canaux du Centre et de Bourgogne ; 25,00 x 4,50 m, portant 110 tonnes à 1,50 m d’enfoncement.

Bâcu
(ou bas-cul) pièce de bois légèrement courbe, maintenant l’écartement des harnais à la croupe des chevaux de halage, reliée à la « courbe » (voir ce mot ).

Baraste
(ou baraston) nom donné sur le Rhône au palonnier ou « courbe » des chevaux de halage.

Barde
sur le Rhône, selle légère de la « monture », ou cheval de main ou cheval de tête monté par le charretier.

Bâtard
nom générique donné à tout bateau raccourci. Dans le Centre, nom donné à un type de bateau tractionné en bois, à cabine centrale, 30,50 x 4,40 m, chargeant de l’ordre de 170 tonnes.

Bateau de mât
terme spécifique à la Loire, c’est le premier bateau d’un train de bateaux halés, équipé d’un mât plus grand que ceux des bateaux qui suivent.

Bateau-écurie
péniche du marinier possédant ses propres chevaux de halage, équipée d’une écurie centrale.

Bateau-mixte
Bateau halés construits sur les chantiers de l’Est et de la Sarre ; bordée en fer, tout le reste en bois de chêne. Ces bateaux faisaient eau facilement.

Bayle
(ou Baile)sur le Rhône, désigne le patron des charretiers d’un train de bateaux halés.

Béquille
barre franche sur les bateaux tractionnés.

Berrichon
type de bateau halé en bois disparu, du Canal du Berry, 28,00 x 2,60 m, portant 70 tonnes.

Biller
Atteler les chevaux de halage au tirage ( voir « débiller » ).

Blessé
un cheval de halage était « blessé », lorsqu’il était écorché par le harnais, le collier d’épaule ; un motif à amende si le fait était constaté par les gendarmes sur certains canaux !

Blot
désigne un double palan, muni de poulies en bois, équipé d’un crochet, fixé en haut et au pied du mât, permettant de manœuvrer le tirage ou la voile de sémaque. « Blot » désigne aussi la pièce de bois de chêne sur laquelle le marinier casse son petit bois pour allumer son feu ( = plot )

Boîte à fumier
péniche du marinier possédant ses propres chevaux de halage, équipée d’une écurie centrale.

Bord d’hors
(ou bordor) côté opposé au halage.

Bougère
sur le Rhône, batelet destiné à soutenir le tirage, la « maille » et éviter qu’elle ne trempe dans l’eau.

Bourinque
sur le haut-Rhône, c’est un filet à larges mailles pour le stockage du foin des chevaux de halage sur les bateaux tractionnés.

Bricole
c’est le harnais de toile destiné au halage à col d’homme. Une cheville, dite « burin », souvent un os de mouton, permet de désolidariser la bricole de la cordelle en cas de néces-sité. C’est par extension le harnais que l’on met aux enfants afin qu’ils puissent jouer en toute sécurité sur les écoutilles, les veules ou le long des plats-bords.

C

Cadole
ancien type de bateau halé en bois disparu, qui naviguait sur la Saône en particulier ; 34,50 x 5,00 m, portant 170 tonnes à l’enfoncement de 1,50 m.

Calaume
(ou calamme) Formation d’un train de bateaux halés, amarrés les uns derrière les autres derrière le remorqueur., en « file indienne » unique ou double. Les gouvernails étaient démontés, sauf celui du dernier bateau.

Carapata
désigne en terme familier le haleur sur la Seine. « Faire le carapata », c’est faire de petits transports régionaux, des voyages sur de courtes distances.

Caratte
sur le Rhône, désigne un convoi remorqué.

Cat
désigne, sur le Rhône, le cordage de halage, la maille, le tirage…

Chableur
c’est un vieux terme, qui désignait sur la Seine, un haleur temporaire qui aidait au franchissement des ponts et des pertuis en temps de crue.

Chambiot
(ou sambiot) désigne le cordage qui relie le tirage, vers son milieu, à un bollard avant du bateau, permettant de conserver l’alignement de ce dernier dans le cours d’eau. Utilisé surtout en canal, à vide.

Chaudron
terme familier pour désigner les premiers remorqueurs à vapeur du Rhône et de la Saône.

Cincenelle
tirage, un cordage relativement fin et léger, doté d’une âme en soie ou en acier, qui pouvait atteindre 300 mètres en rivière.

Civadière
(civade) terme spécifique désignant le second bateau d’un train de bateaux halés sur le Rhône.

Courbe
pièce de bois courbée, faisant partie du harnachement des chevaux de halage, elle maintient à la bonne distance, par l’intermédiaire des deux « bâcus », l’écartement du couple de chevaux. Une « courbe », ou « couble », désigne aussi la paire de chevaux de halage.

Cul-de-piau
charretier de halage sur le Rhône.

Culisser
synonyme de « trabuger », sur le Rhône. Faire traverser le cours d’eau aux chevaux de halage, sur le « coursier de culissage ».

D

Débiller
Dételer les chevaux de halage ; détacher le câble de traction d’un tracteur sur berge.

Décize
terme spécifique du Rhône, c’est la descente dans le courant, opposée à la « remonte »

Décueillir
sur le haut-Rhône, c’est déposer les chevaux de halage sur la rive ( après une traversée du cours d’eau sur un bac, un passe-cheval )

Dédoubler
c’est découpler les chevaux de halage, et les atteler l’un derrière l’autre, « en lognette », pour le franchissement d’un souterrain, par exemple.

Démâtage
Dans certains ports, équipés de ponts-roulants, le démâtage était obligatoire, les contrepoids devaient être sortis, le mât enlevé de ses gonds, et placé sur des chevalets le long du plat-bord. Une opération délicate.

Descente
terme spécifique du Rhône, c’est la descente dans le courant, opposée à la « remonte »

Devant
dans un convoi remorqué, c’est le premier bateau, juste derrière le remorqueur.

Donner du mou
on mollit une amarre, un cordage, un câble, on donne du mou à un cordage, un tirage, en diminuant sa tension.

E

Empeinte
gouvernail arrière des sapines de la Saône ; le gouvernail arrière était le picon.

Emplauge
terme spécifique désignant le hauban du mât de halage, sur le Rhône.

Ense
(ou enso) c’est le harnais de toile destiné au halage à col d’homme. Une cheville, dite « burin », souvent un os de mouton, permet de désolidariser la bricole de la cordelle en cas de néces-sité. C’est par extension le harnais que l’on met aux enfants afin qu’ils puissent jouer en toute sécurité sur les écoutilles, les veules ou le long des plats-bords.

F

Faire haute-lève
faire avancer un bateau halé, en faisant passer le tirage au-dessus des bateaux stationnés ou naviguant en sens inverse.

Faurémont
le faurémont de monture est le cheval placé à côté de la monture ; le faurémont de seguin est le cheval placé à côté du seguin. ( sur le Rhône )

Finterelle
tirage, un cordage relativement fin et léger, doté d’une âme en soie ou en acier, qui pouvait atteindre 300 mètres en rivière.

Fontaine
dans le collier d’épaule des chevaux de halage, c’est une encoche au bas du collier, pour faciliter l’écoulement de la sueur du cheval.

Frendille
balayage du tirage à la surface de l’eau, lorsque ce tirage mollit, dans une courbe par exemple.

G

Gaffaro
Lorsque le chemin de halage est noyé, c’est le charretier qui devance les chevaux de halage, pour sonder le profondeur de l’eau.

Gaffe
C’est un gué, un passage peu profond que l’on peut faire franchir aux chevaux ( sur le Rhône )

Grue de Sarralbe
Petite grue, munie d’une flèche de 3,50m, équipant les bateaux-écuries, et destinée à la manœuvre du pont-d’écurie de l’écurie centrale. – Fabriquée à Sarralbe ( Moselle )

Guignon
désigne le cordage qui relie le tirage, vers son milieu, à un bollard avant du bateau, permettant de conserver l’alignement de ce dernier dans le cours d’eau. Utilisé surtout en canal, à vide.

H

Hale
c’est le harnais de toile destiné au halage à col d’homme. Une cheville, dite « burin », souvent un os de mouton, permet de désolidariser la bricole de la cordelle en cas de néces-sité. C’est par extension le harnais que l’on met aux enfants afin qu’ils puissent jouer en toute sécurité sur les écoutilles, les veules ou le long des plats-bords.

Hauban de fortune
cordage supplémentaire fixé au mât de halage destiné à doubler le tirage lorsque celui-ci est soumis à un gros effort temporaire. A ne pas confondre avec le verdon. Désigne aussi le câble destiné à haubaner le grand mât, pour éviter qu’il ne plie par forte traction. ( La patarasse est aussi un outil avec lequel on ouvre les coutures de la bordaille d’un bateau en bois, pour y introduire l’étoupe )

Haut-le-pied
à l’origine du terme, se dit des chevaux de halage lorsqu’ils se déplacent sans tirer de bateau. L’expression s’est perpétuée pour les remorqueurs, les machines à vapeur, les tracteurs de halage et routiers.

L

Las
c’est le harnais de toile destiné au halage à col d’homme. Une cheville, dite « burin », souvent un os de mouton, permet de désolidariser la bricole de la cordelle en cas de néces-sité. C’est par extension le harnais que l’on met aux enfants afin qu’ils puissent jouer en toute sécurité sur les écoutilles, les veules ou le long des plats-bords.

Lignette
cordage que l’on fixe au verdon, pour ajouter un ou plusieurs chevaux à l’équipage de halage

Lognette
mettre les chevaux de halage en lognette, c’est les découpler pour les atteler l’un derrière l’autre, pour franchir un passage étroit, la banquette de halage d’un souterrain par exemple.

Long-jour
ce terme s’appliquait aux haleurs profes-sionnels ou occasionnels, les haleurs à col d’homme qui accompagnaient le bateau halé de bout en bout du voyage. Tandis que le « halage aux relais », par des haleurs salariés de Compagnie, se limitait à une certaine section bien délimitée de la voie d’eau.

M

Maille
tirage, un cordage relativement fin et léger, doté d’une âme en soie ou en acier, qui pouvait atteindre 300 mètres en rivière.

Mansarde
assemblage ou aboutage provisoire et grossier de deux cordages ; lorsque cet assemblage est définitif et soigné, c’est un « mariage »

Marche en calonne
sur la Basse-Seine, marche à couple, les deux bateaux étant décalés l’un par rapport à l’autre.

Mât de canal
sur les bateaux de canal, deux mâts servant au halage, sont placés de chaque côté, vers l’avant, de 2,50 mètres de haut en moyenne. On les a conservés sur les automoteurs, pour l’équipement de la « sauterelle », permettant de débarquer lorsque le bateau est à une courte distance de la berge.

Mât-clair
c’est le « grand mât » pour le halage des bateaux en rivière. Cette expression désigne aussi le « puits de mât », dans lequel s’enfonce le mât, jusqu’à fond de cale. Ce puits de mât, ou mât-clair, permettait de placer une ou deux crépines de pompe d’épuisement, en cas de besoin. Dangereux pour les enfants qui pouvaient y chuter !

Millette
tirage, un cordage relativement fin et léger, doté d’une âme en soie ou en acier, qui pouvait atteindre 300 mètres en rivière.

Modère
batelier lyonnais assurant jadis la traversée de la ville pour les bateaux « halés », en l’absence de chemin de halage.

Mollir
on mollit une amarre, un cordage, un câble, on donne du mou à un cordage, un tirage, en diminuant sa tension.

Mudaire
pilote local spécialisé pour le franchissement d’un passage difficile ( sur le Rhône )

Muscat
désigne le cordage qui relie le tirage, vers son milieu, à un bollard avant du bateau, permettant de conserver l’alignement de ce dernier dans le cours d’eau. Utilisé surtout en canal, à vide.

Musiau
Se dit du cordage lancé d’à terre au marinier du bateau entrant dans une écluse de rivière par la tête amont, afin de lui éviter d’être entraîné vers le barrage.

N

Naviage
partie des veules sur un bateau halé, muni de patins, permettant au marinier de se déplacer pour manœuvrer la barre franche.

P

Palonnier
pièce de bois courbée, faisant partie du harnachement des chevaux de halage, elle maintient à la bonne distance, par l’intermédiaire des deux « bâcus », l’écartement du couple de chevaux. Une « courbe », ou « couble », désigne aussi la paire de chevaux de halage.

Panama
terme familier appliqué à certains charretiers de compagnie, portant habituellement le large chapeau de paille tressée dit lui-même « panama ».

Paronne
c’est le harnais de toile destiné au halage à col d’homme. Une cheville, dite « burin », souvent un os de mouton, permet de désolidariser la bricole de la cordelle en cas de néces-sité. C’est par extension le harnais que l’on met aux enfants afin qu’ils puissent jouer en toute sécurité sur les écoutilles, les veules ou le long des plats-bords.

Passe-cheval
sur la Saône, petit bac servant à changer de rive au cours du halage par les chevaux ; et changer de rive se dit « trabuger ». Sur le Rhône, ce bac est un « coursier »

Pataras
cordage supplémentaire fixé au mât de halage destiné à doubler le tirage lorsque celui-ci est soumis à un gros effort temporaire. A ne pas confondre avec le verdon. Désigne aussi le câble destiné à haubaner le grand mât, pour éviter qu’il ne plie par forte traction. ( La patarasse est aussi un outil avec lequel on ouvre les coutures de la bordaille d’un bateau en bois, pour y introduire l’étoupe )

Patarasse
cordage supplémentaire fixé au mât de halage destiné à doubler le tirage lorsque celui-ci est soumis à un gros effort temporaire. A ne pas confondre avec le verdon. Désigne aussi le câble destiné à haubaner le grand mât, pour éviter qu’il ne plie par forte traction. ( La patarasse est aussi un outil avec lequel on ouvre les coutures de la bordaille d’un bateau en bois, pour y introduire l’étoupe )

Petit mât
sur les bateaux de canal, deux mâts servant au halage, sont placés de chaque côté, vers l’avant, de 2,50 mètres de haut en moyenne. On les a conservés sur les automoteurs, pour l’équipement de la « sauterelle », permettant de débarquer lorsque le bateau est à une courte distance de la berge.

Petit-boche
Expression mal sonnante pour désigner les bateaux halés livrés au titre des dommages de guerre après la guerre de 14-18. Environ 650 de ces bateaux, assez robustes mais un peu frustes, de bonne construc-tion rivée, furent livrés à la batellerie française, surtout aux compagnies, dans les années 1920.

Piotte
barre franche sur les bateaux tractionnés.

Pipelu
toueur du Rhône

Pont d’écurie
passerelle mobile servant à débarquer et embarquer les chevaux de halage, au droit de l’écurie centrale. Cette passerelle était manœuvrée souvent par la célèbre « Grue de Sarralbe » fabriquée au chantier Bendel.

Poulain
passerelle mobile servant à débarquer et embarquer les chevaux de halage, au droit de l’écurie centrale. Cette passerelle était manœuvrée souvent par la célèbre « Grue de Sarralbe » fabriquée au chantier Bendel.

Pousse-à-baille
rallonge articulée de la barre franche sur les bateaux tractionnés, permettant de la faire pivoter au maximum hors du « naviage »

Prouvier
sur le Rhône, le prouvier est le batelier placé à l’avant du premier bateau d’un convoi halé, chargé de sonder, et de transmettre au charretier sur la berge, les ordres du patron du convoi ( origine

R

Rabattre
à la sortie d’une courbe, les chevaux de halage doivent « rabattre », accélérer leur allure pour éviter que le tirage « mollisse », se détende.

Rame
nom donné au train de bateaux en remorque. Dans les souterrains à voie unique, le franchissement s’effectue par « rames » alternatives.

Rappeler
c’est raccourcir le tirage d’un bateau halé ou remorqué.

Recoubler
(ou recoupler ) c’est reconstituer la courbe ( couble ) des chevaux de halage, après un passage « en lognette » dans un souterrain, par exemple.

Regain
brusque détente d’un cordage, « décroché » d’un obstacle provisoire.

Rigue
s’applique sur le Rhône et la Saône, soit à l’attelage des chevaux de halage, soit au train de bateaux appartenant à un même patron.

S

Sacsus
désigne un double palan, muni de poulies en bois, équipé d’un crochet, fixé en haut et au pied du mât, permettant de manœuvrer le tirage ou la voile de sémaque. « Blot » désigne aussi la pièce de bois de chêne sur laquelle le marinier casse son petit bois pour allumer son feu ( = plot )

Sambio
désigne un double palan, muni de poulies en bois, équipé d’un crochet, fixé en haut et au pied du mât, permettant de manœuvrer le tirage ou la voile de sémaque. « Blot » désigne aussi la pièce de bois de chêne sur laquelle le marinier casse son petit bois pour allumer son feu ( = plot )

Saquessue
désigne un double palan, muni de poulies en bois, équipé d’un crochet, fixé en haut et au pied du mât, permettant de manœuvrer le tirage ou la voile de sémaque. « Blot » désigne aussi la pièce de bois de chêne sur laquelle le marinier casse son petit bois pour allumer son feu ( = plot )

Saut de maille
balayage du tirage à la surface de l’eau, lorsque ce tirage mollit, dans une courbe par exemple.

Saxu
désigne un double palan, muni de poulies en bois, équipé d’un crochet, fixé en haut et au pied du mât, permettant de manœuvrer le tirage ou la voile de sémaque. « Blot » désigne aussi la pièce de bois de chêne sur laquelle le marinier casse son petit bois pour allumer son feu ( = plot )

Séguin
sur le Rhône, nom donné au cheval de halage placé juste derrière la « monture »

Sémaque
voile carrée utilisée en rivière à la remonte, ou en canal, pour aider au halage

Sous-tireau
c’est le troisième bateau d’un train de bateaux halés sur la Loire

T

Timon de gouvernail
barre franche sur les bateaux tractionnés.

Tireau
terme spécifique à la Loire, c’est le premier bateau d’un train de bateaux halés, équipé d’un mât plus grand que ceux des bateaux qui suivent.

Tirer à barbe de cale
se dit lorsque les chevaux de halage sont attelés très ou trop près du premier bateau halé.

Trâle
sur le Rhône, c’est une très forte maille, un très gros tirage.

Travers
Se dit du cordage lancé d’à terre au marinier du bateau entrant dans une écluse de rivière par la tête amont, afin de lui éviter d’être entraîné vers le barrage.

Trelle
cordage de halage, pris en tête du mat, pour le halage des petites embarcations.

Trolley
perche de l’alimentation des tracteurs de halage électriques.

Troquer
expression de la traction mécanique sur berge :lorsque deux locotracteurs arrivaient en sens inverse sur la voie unique, à se toucher, ils échangeaient leur tirage, et repartaient en sens inverse après avoir « troqué » leurs bateaux, qui eux, se croisaient.

V

Valet
désigne le cordage qui relie le tirage, vers son milieu, à un bollard avant du bateau, permettant de conserver l’alignement de ce dernier dans le cours d’eau. Utilisé surtout en canal, à vide.

Verdon
(ou verdot, veurdot) Cordage de halage, pris en tête du mat, pour le halage des petites embarcations.

Voirot
pièce de bois, d’une dizaine de mètres, placée en travers du bateau halé, fixée aux bollards avant, et dépassant largement sur le chemin de halage, permettant un tirage du bateau dans l’axe du canal. Cette technique semble employée uniquement en canal.

Volos
nom donné aux arceaux métalliques à l’arrière d’un remorqueur, empêchant le tirage de s’accrocher à une saillie quelconque de la structure du remorqueur.

Y

Yoyo
perche de l’alimentation des tracteurs de halage électriques.

Pour en savoir plus
Léon Lepetit-Blois – La batellerie d’autrefois – Imprimerie du Moulin, Saint-Josse-sur-Mer, 1991. 160pp.
François Berenwanger – « Halage et traction » – Cahier n° 30 du Musée de la Batellerie de Conflans-Sainte-Honorine – mai 1993, 50pp.
Henri Berna – Dictionnaire technique et administratif de la navigation intérieure – Berger-Levrault, 1977, 393pp.
M. Dantec – Dictionnaire marinier illustré – Bief Edition, Saint-Jean-de-Losne, 1998, 150 pp.
René Descombes – Chevaux et gens de l’eau : Sur les chemins de halage, Éditions Cheminements, 2007